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Office fédéral du sport OFSPO
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De nombreux chemins mènent au succès

«Du talent au champion – Learn from the best», tel était l’intitulé des Journées des entraîneurs 2011 à l’Office fédéral du sport OFSPO, à Macolin. Des experts et des entraîneurs y ont présenté les facteurs qui ont une influence sur l'évolution de la performance et les chemins qui mènent au succès.

04.11.2011 | Komm BASPO

Simon Ammann

Quels sont les éléments déterminants pour transformer un athlète talentueux en champion? Cette question était au cœur de l’exposé d’Anders Ericsson. Formé à l’Université d’Etat de Floride, aux Etats-Unis, le psychologue suédois ne s’intéresse pas seulement au sport. Il trace également des parallèles avec les arts et la musique. Anders Ericsson est l’inventeur de la règle des 10'000 heures, soit le volume d’entraînement nécessaire au cours d’une carrière pour atteindre l’excellence dans quelque domaine que ce soit. Il estime que le talent et les gènes ne jouent qu’un rôle mineur. Le plus important consiste à cibler ce travail dès le plus jeune âge et de préférence dans un seul domaine, c’est-à-dire dans une discipline sportive ou un instrument de musique. «Plus tôt débutera l’entraînement, meilleure sera la probabilité d’atteindre le sommet», estime Anders Ericsson. S’il fait, dans un premier temps, l’apologie d’un travail précoce, quotidien et dur, le professeur scandinave ne néglige pas l’apport de la qualité. L’environnement (entraîneurs, etc.), ainsi qu’un équilibre judicieux entre entraînement et récupération sont essentiels. «Ce constat vaut aussi pour les musiciens. Il ne peuvent pas s’exercer pendant des heures et donner le meilleur d’eux-mêmes sans se reposer de temps en temps.»

Au concept d’Anders Ericsson, le «Deliberate practice» (entraînement ciblé et intensif), s’oppose celui des partisans d’une pratique variée, le «Deliberate play». Selon cette deuxième approche, les enfants doivent d’abord accumuler des expériences riches et ludiques avant de se spécialiser. «Cette spécialisation ne devrait pas intervenir l’âge de 12-15 ans», recommande Jörg Fuchslocher, responsable des sciences de l’entraînement à la section Sport de performance de l’OFSPO. Il est toutefois ressorti des discussions entre spécialistes et entraînés diplômés que tout n’est pas noir, ni blanc: certaines disciplines sportives exigent une spécialisation précoce (p. ex. la gymnastique artistique) contrairement à d’autres (comme le ski de fond). Le champion olympique Dario Cologna a ainsi pratiqué le football jusqu’à l’âge de 12 ans.

Au cours de ces journées, de nombreux entraîneurs suisses de haut niveau ont partagé leur recette. Arno Del Curto, entraîneur du HC Davos a ainsi mis en exergue cette passion pour aller de l’avant, «tout en demeurant authentique et honnête avec les joueurs.» Berni Schödler, l’entraîneur de Simon Ammann lors de ses deux titres olympiques en 2002, a aussi relevé l’importance de cette authenticité et de ce plaisir pour connaître le succès.

 

Contact:
Service de communication de l’OFSPO

Christoph Lauener
Tel. 032 327 61 33


Kurt Henauer
Tel. 032 327 63 10

Courriel info@baspo.admin.ch

 

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